(BFM Bourse) - L'indice vedette parisien termine cette séance du vendredi 29 mai en très léger repli. Sur l'ensemble du mois de mai, le bilan est beaucoup plus positif avec un CAC 40 qui gagne 0,84% soutenu par des espoirs de paix au Moyen-Orient.
La Bourse de Paris termine la semaine et ce mois de mai sur une note prudente. Son indice phare, le CAC 40, qui gagnait jusqu'à 1,2% au plus haut de la journée, clôture proche de son point d'équilibre (-0,07%) à 8.183,43 points ce vendredi 29 mai.
Ce petit coup de pompe en deuxième partie n'empêche pas l'indice parisien d'afficher une performance plus qu’honorable en rythme hebdomadaire. Sur la semaine donc, le CAC 40 a progressé de 0,83%, aidé par une excellente séance lundi (+1,76%) malgré l'absence d'échanges sur les Bourses de Londres et de New York, toutes deux fermées pour célébrer un jour férié.
Sur l'ensemble du mois de mai, les gains ressortent à 0,84% pour le CAC 40. Une performance qui, pour l'instant, contredit le célèbre adage boursier "sell in may",. selon lequel les investisseurs devraient "vendre en mai et partir" - et revenir en novembre.
"Bien malin qui saura dire si en mai de cette année, les marchés baisseront", compte tenu de l’imprévisibilité du comportement diplomatique de Donald Trump avait d'ailleurs déclaré Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance de Trade Republic, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business, lundi 27 avril.
Les investisseurs sont restés évidemment focalisés sur la situation au Moyen-Orient, et les dernières informations font état d'une tournure des événements plus positive.
Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth Social qu'il s'apprêtait à prendre sa "décision finale" sur un possible accord avec l'Iran, à l'occasion d'une réunion dans la salle de crise de la Maison blanche.
"Je vais avoir une réunion maintenant dans la "Situation Room" pour prendre une décision finale", a écrit le président américain.
De son côté, l'Iran a appelé vendredi Washington à renoncer à ses demandes "excessives" dans les négociations pour mettre fin à la guerre. "Parvenir à un accord final dépend de l'arrêt de l'attitude de la partie américaine", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi dans une conversation avec son homologue omanais, dénonçant "les demandes excessives ainsi que les positions changeantes et contradictoires" des Etats-Unis, rapporte l'AFP.
La veille, le vice-président des États-Unis JD Vance avait affirmé que Washington et Téhéran ont fait "beaucoup de progrès" vers un accord et a dit espérer que "le président sera en mesure d'approuver l'accord". Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, veut croire qu"un accord est à portée de main" entre l'Iran et les États-Unis.
"Les États-Unis et l'Iran doivent tout faire pour mettre fin à cette situation insoutenable qui ne fait que des perdants, dont les Françaises et les Français qui voient les conséquences à la pompe", a-t-il déclaré sur France Inter
Repli des cours pétroliers
À ce sujet, les cours du pétrole réagissent à cette perspective d'un possible accord entre les États- Unis et l'Iran. Le contrat de juillet sur le Brent de mer du Nord, dont c'est le dernier jour de cotation, cède 1,8% à 92,04 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York recule de 2% à 87,14 dollars le baril.
"Les prix de l'énergie ont nettement reflué cette semaine et sont revenus à leur niveau du début du cessez-le-feu mi-mai, le pétrole nettement sous les 100 dollars après avoir dépassé les 110 en milieu de mois. Les discussions entre Américains et Iraniens continuent et progressent d'après les deux côtés, mais sans avancée concrète et sans empêcher des frappes "défensives", rappelle Xavier Chapard, adjoint au directeur de la recherche chez LBP AM.
"Vu le blocage d'Ormuz, qui est quasi total depuis 3 mois et retire 10% de l'offre mondiale de pétrole (et de gaz), le choc de prix est étonnamment contenu. Cela reflète selon nous l'optimisme sur le fait qu'une voie de sortie soit trouvée rapidement et le fait que les stocks (américains et chinois pour le pétrole, européens pour le gaz) ont fortement atténué le choc d'offre jusqu'à présent", indique le spécialiste de marché.
Du côté des valeurs, Derichebourg a progressé de 6,35% après la publication de ses comptes semestriels, qui s'accompagnent d'une révision à la hausse de son objectif annuel de rentabilité.
Sur le marché des changes, l'euro gagne 0,2% face au billet vert à 1,1672 dollar.
